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© 2008 - Conception et réalisation : Kréaphoïdes
Double jeu.

Où le masculin le dispute au féminin dans une savante passe d’arme dont
le spectateur ne sort pas indemne. Car dans ce corps à corps à même la peau de la toile fleurissent çà et là, comme autant de fleurs échouées, de pétales striés, d’ailes de libellules arrachées, de chairs tavelées, de flétrissures bleutées, animées d’un sang neuf coulant d’un motif à l’autre.
Miniature rendue monumentale où le ténu, le détail se mesure à l’espace
ainsi distendu, pétri comme une pâte de temps, déformé, démesurément agrandi, déconstruit, jamais éclaté mais patiemment reprisé lambeau
par lambeau.
Sculpter l’espace pictural d’ajout en cache, de cache en superposition,
de superposition en recouvrement...
Fixer et dynamiser cette énergie libérée au ras de la trame, soufflant
dans ces interstices un air non vicié, soulevant des motifs pour mieux
les propulser vers cet ailleurs dont le regard du spectateur est le seul repère. Mieux armé, ce dernier peut maintenant s’aventurer sans appréhension
dans cet univers pictural, éprouvé par les vicissitudes de la création
mais transformé par ce vagabondage.

Novembre 2006                                             Jeanne Nelken-Mamontoff



Comme un filigtamme...

Architecture onirique ordonnancée par la touche délicate d’un rêveur fou, l’espace intérieur revisité par Virginie Lepoutre doit plus à l’alchimie secrète
du jardin à l’anglaise qu’à la redondance symétrique du jardin à la française. Cependant, à peine franchi le sas de l’éblouissement coloré, de l’inconfort
visuel du fourmillement formel, force est de constater que la subtile tentative d’égarement spatial du spectateur menée par Virginie L. se révèle peu à peu d’une redoutable efficacité. Ce qui se trame derrière cette multitude d’affleurements étranges voués à éprouver la résistance visuelle de celui
qui regarde, à épuiser ses tentatives de rationalisation, n’est-il envisageable
que travesti ?
Plus incisifs, les nus semblent apporter une réponse plus littérale à l’absence de figure si souvent affirmée mais à y regarder de plus près, ce à quoi Virginie L. nous convie sans relâche en persistant à vagabonder autour du sujet,
c’est à ce corps à corps avec la peinture elle-même.

Mars 2007                                             Jeanne Nelken-Mamontoff



Les carnets

Les carnets sont une consigne ouverte. Être locataire de son mental
et en offrir des images...